Tout le monde connaît les tissus colorés en coton que nous appelons « African wax prints ». Mais leur histoire coloniale est beaucoup moins connue. Et qui l’aurait su ? La Suisse a joué un rôle important dans la diffusion de ces tissus en Afrique de l’Ouest. Au milieu du XIXe siècle, une entreprise néerlandaise a copié une technique d’impression indonésienne, et la société commerciale de la Mission de Bâle a créé un marché pour celle-ci sur la Côte-de-l’Or. À travers des conférences, des films et des installations, des désigneurs, des artistes et des chercheurs d’Afrique et d’Europe mettent en lumière l’enchevêtrement colonial entre la Suisse et l’Afrique de l’Ouest sur deux siècles, en se concentrant sur la production et le commerce de tissus colorés en coton.
Tout le monde connaît les tissus colorés en coton que nous appelons « African wax prints ». Mais leur histoire coloniale est beaucoup moins connue. Et qui l’aurait su ? La Suisse a joué un rôle important dans la diffusion de ces tissus en Afrique de l’Ouest. Au milieu du XIXe siècle, une entreprise néerlandaise a copié une technique d’impression indonésienne, et la société commerciale de la Mission de Bâle a créé un marché pour celle-ci sur la Côte-de-l’Or. À travers des conférences, des films et des installations, des désigneurs, des artistes et des chercheurs d’Afrique et d’Europe mettent en lumière l’enchevêtrement colonial entre la Suisse et l’Afrique de l’Ouest sur deux siècles, en se concentrant sur la production et le commerce de tissus colorés en coton. WAX ENCOUNTERS est la première partie d’un projet théâtral et de mode multiforme du collectif GROUP50:50
Avec « The Time For Denial Is Over – Decolonial Ecology », GROUP50:50 invite des artistes, des activistes et des chercheurs qui travaillent pour une écologie décoloniale à échanger autour de leurs pratiques. Comment faire face à la déception et à l'incertitude lorsque les solutions aux problèmes écologiques continuent de reproduire les mêmes inégalités ? Comment soutenir les personnes les plus exposées aux impacts du changement climatique et des désastres écologiques sans tomber dans des approches paternalistes néocoloniales ?
Les membres du GROUP50:50 se sont rencontrés pendant une semaine à Berlin en novembre 2023. Ils y ont discuté des conflits, des malentendus et des blessures, analysé les complications organisationnelles et développé des visions structurelles et artistiques. Yannick Useni Sikuzani (professeur à l'université de Lubumbahsi) et Nadja Ofuatey-Alazard (activiste, curatrice et publiciste de Berlin) ont servi de médiateurs* au groupe.
Programme discours - L'un des plus grands défis pour un mouvement de restitution transnational est de construire un dialogue avec les communautés locales qui ont été dépossédées pendant la période coloniale. Comment les communautés locales peuvent-elles se réapproprier le pouvoir d'interprétation des objets et des personnes qu'elles ont perdus ? Les centres culturels locaux, les organisations de la société civile et les groupes d'artistes transnationaux auront alors pour rôle de créer des ponts entre les institutions du Nord et les communautés locales du Sud. Mais comment cette rencontre peut-elle prendre forme ? A quels malentendus, à quelles difficultés sommes-nous confrontés ?
Programme discours - L'un des plus grands défis pour un mouvement de restitution transnational est de construire un dialogue avec les communautés locales qui ont été dépossédées pendant la période coloniale. Comment les communautés locales peuvent-elles se réapproprier le pouvoir d'interprétation des objets et des personnes qu'elles ont perdus ? Les centres culturels locaux, les organisations de la société civile et les groupes d'artistes transnationaux auront alors pour rôle de créer des ponts entre les institutions du Nord et les communautés locales du Sud. Mais comment cette rencontre peut-elle prendre forme ? A quels malentendus, à quelles difficultés sommes-nous confrontés ?
Programme discours - L'un des plus grands défis pour un mouvement de restitution transnational est de construire un dialogue avec les communautés locales qui ont été dépossédées pendant la période coloniale. Comment les communautés locales peuvent-elles se réapproprier le pouvoir d'interprétation des objets et des personnes qu'elles ont perdus ? Les centres culturels locaux, les organisations de la société civile et les groupes d'artistes transnationaux auront alors pour rôle de créer des ponts entre les institutions du Nord et les communautés locales du Sud. Mais comment cette rencontre peut-elle prendre forme ? A quels malentendus, à quelles difficultés sommes-nous confrontés ?
Les artistes du GROUP50:50 - Huguette Tolinga, Ruth Kemna, Elia Rediger et Eva-Maria Bertschy - et l'artiste palermitaine Diawara Bandiougou explorent les liens entre les tambours et la commémoration des morts avec un groupe d'étudiants, d'artistes et d’activistes. Comment accompagner les morts sur leur chemin ? Comment communiquer avec eux lorsqu'ils ne sont plus là ? Ils se souviennent de pratiques culturelles datant de temps où nous cohabitions encore avec les esprits et inventent des rituels transculturels pour faire le deuil des pertes personnelles et des morts oubliés. Un court-métrage sera présenté en première début novembre dans le cadre de l'exposition The Time For Denial Is Over à euro-scene à Leipzig.
Dans «The Ghosts Are Returning», le GROUP50:50, collectif d'artistes venus du Congo, de la Suisse et de l’Allemagne, nous raconte l'histoire de sept «squelettes pygmées» qu'un médecin suisse a apportés du Congo à Genève dans les années 1950. Les artistes se rendent dans la forêt équatoriale auprès du peuple nomade des Mbuti qui se trouve aujourd’hui menacé par l'exploitation forestière illégale et chassé de ses territoires. En chantant et en dansant avec eux, ils élaborent un rituel pour permettre aux sept esprits de trouver le repos. Il en résulte une pièce de théâtre musical multimédia sur les crimes (néo)coloniaux, la mort et le deuil.
